CNIL & monétisation publicitaire : à quoi faut-il s’attendre ?

Article actualisé le 14 avril

“Lorsqu’ils visitent un site internet, les utilisateurs doivent être informés et donner leur consentement préalable au dépôt ou à la lecture de cookies ou autres traceurs”. 

La CNIL. Article : Cookies et traceurs : comment mettre mon site web en conformité ?

Le 1er octobre 2020, la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés) a publié ses lignes directrices et une recommandation quant à la protection des données personnelles. Le régulateur français invitait tous les acteurs concernés à se mettre en conformité avec ces règles dans un délai de 6 mois et a commencé à effectuer des contrôles à partir du 1er avril 2021.

Concrètement, quelles sont les lignes directrices de la CNIL ? Qu’impliquent-elles pour la monétisation des médias ? Voici ce qu’il faut retenir. 

Le contexte légal

De plus en plus connecté.es, nous interagissons chaque jour avec une variété de sites Web qui analysent notre navigation, notre comportement ou nos habitudes de consommation via des traceurs afin de nous proposer des publicités pouvant répondre à nos besoins. 

Depuis l’application du RGPD, ce ciblage publicitaire a fait couler beaucoup d’encre. Les organismes Européens de protection des données, dont la CNIL, pointent du doigt le manque de contrôle accordé à l’internaute pour collecter et utiliser ses données personnelles. 

Quid de la publicité ciblée ?  

Pour afficher de la publicité ciblée, le consentement préalable à l’utilisation d’un certain nombre de traceurs, tels que le dépôt et à la lecture des cookies, est nécessaire. 

Dans l’hypothèse d’un refus de l’internaute au dépôt de cookies dans le navigateur internet, ces traceurs ne peuvent être déposés et la publicité habituellement personnalisée ne peut pas être affichée sur le terminal utilisé.   

Comment être conforme ?

Pour recueillir un consentement valide, la CNIL recommande de : 

  • Informer l’utilisateur avec toutes les finalités d’usages liées aux traceurs ainsi que la liste des responsables du traitement de la donnée dès la première couche d’information dans le bandeau de recueil des consentements.
  • Faire en sorte qu’il consente par un acte positif clair avec une interface de recueil des consentements facilement compréhensible sans pratique de design trompeuse pour influencer l’internaute dans son choix.
  • Lui permettre de faire un choix par finalité soit en proposant un système de cases à cocher pour chaque finalité par exemple, soit en intégrant les boutons “tout accepter” et “tout refuser” au même niveau à condition que les finalités aient été présentées préalablement. 
  • Lui permettre d’exercer ses choix avec le même degré de simplicité en présentant ces deux boutons “accepter tout” et “refuser tout” de la même manière (même caractère, même taille et même niveau). La CNIL recommande de conserver le choix exprimé par l’utilisateur et de ne pas le solliciter à nouveau pendant 6 mois. Autre point important : l’absence de consentement est possible (via un lien “Continuer” ou une croix de fermeture par exemple) et vaut pour un refus.
  • L’autoriser à revenir sur sa décision à tout moment en retrouvant facilement la fenêtre de recueil de consentement sur la page Web visitée. 

En d’autres termes, la CNIL veut pouvoir permettre aux internautes de mieux comprendre le traitement de leurs données, de choisir facilement d’accepter ou non ce traitement de leurs données personnelles et de changer d’avis librement et à tout moment. 

Ce qu’il est important de retenir

Ce qu’il est important de retenir des lignes directrices publiées fin 2020 est l’intégration d’un bouton “tout refuser” au même niveau que “tout accepter” dans le bandeau de recueil des consentements et l’interprétation des options de non-choix par les Ad Serveurs (“me demander plus tard”, croix de fermeture) puisque cela risque d’affecter la monétisation des médias.

La CNIL a précisé qu’un bouton “Continuer sans accepter” pourrait également être proposé aux internautes sur le premier écran de la Consent Management Platform (CMP). Cette option ne vaut pas consentement mais comporte plusieurs avantages pour la monétisation publicitaire comme nous allons le préciser plus loin. Pour aider les concernés dans leur démarche de mise en conformité, la CNIL propose exemple de mock-up sur la délibération de la CNIL du 17 septembre 2020 page 10, figure 5.

Un enjeu de taille pour la monétisation des médias

Aujourd’hui, chez Opti Digital, nous observons un taux de refus total de l’utilisation des données personnelles de 8% en moyenne.

Pour préserver vos revenus publicitaires, nous ne recommandons donc pas d’intégrer un bouton “Refuser tout” au même niveau que “Accepter tout”. Cela aurait un impact négatif sur les taux de consentement à la publicité ciblée. Si vous choisissez de mettre cette option sur le premier écran de la CMP et utilisez l’AdServer de Google, cela se traduirait alors par un effet AdBlock sur un nombre de pages croissant et une perte drastique sur votre chiffre d’affaires publicitaire. 

Exemple de bandeau CMP proposé par la CNIL

Depuis le 1er avril, les médias voient donc leur inventaire publicitaire divisé en trois contextes, avec consentement, en l’absence de choix avec l’intérêt légitime, et sans consentement :

Accepter tout : Nous mettons en oeuvre l’AdServer de l’éditeur avec ses campagnes média et toute la couche programmatique optimisée.

Continuer sans accepter : Il y a urgence à s’adapter pour respecter les lignes directrices de la CNIL et préserver ses revenus publicitaires au maximum. La CNIL a entendu les inquiétudes des acteurs du marché publicitaire au sujet de ce changement majeur. Le régulateur français accepte soit le bouton “Tout refuser” soit l’option “Continuer sans accepter” dans la bannière de recueil des consentements. Cette dernière option permet de diffuser de la publicité sur la base de l’intérêt légitime. Les éditeurs peuvent ainsi minimiser l’impact sur leurs taux de consentement et donc sur leur chiffre d’affaires publicitaire. Google propose son outil Limited Ads pour diffuser de la publicité dans le contexte de l’intérêt légitime aux finalités 2, 7, 9 et 10. Chez Opti Digital, nous mettons en oeuvre cette solution complétée par des campagnes de publicité à la performance.

Refuser tout : Nous proposons Opti Digital AdServer, ODAS, une solution innovante efficace pour monétiser les inventaires sans consentement à la publicité ciblée. Elle permet de diffuser des campagnes qui ne déposent aucun cookie sur le navigateur de l’internaute et de monétiser votre audience en conformité avec le RGPD. Nous serions ravi.es de vous expliquer en quoi elle consiste, n’hésitez pas à nous contacter : hello@optidigital.com – 06 29 94 49 77. 

Les meilleurs formats publicitaires en 2021

Un élément qui mérite une attention particulière lorsque l’on définit son inventaire publicitaire dans l’Ad Server est le choix des formats des annonces. Bien choisir les tailles des publicités et leurs emplacements sur les pages est essentiel pour faire grimper les taux de visibilité et les RPM page tout en préservant l’expérience utilisateur. 

Nous avions dédié un article sur le sujet en 2018. 3 ans plus tard, où en sommes-nous ? Quelles tendances se dessinent pour 2021 ? Comment bien choisir ses formats publicitaires ? 

Les tailles les plus en vogue sur desktop et mobile

D’après l’Advertising Creative Guidelines de l’IAB (Internet Advertising Bureau), le 300×250 pixels occupe la première place du podium parmi les tailles les plus plébiscitées sur desktop. 

Elle représente 40% des impressions publicitaires totales et est davantage appréciée par l’utilisateur car moins intrusive que les formats de grandes tailles situés sur la partie supérieure des pages Web : Megabanner 728×90, Billboard 970×250 ou encore Habillage qui encadre littéralement le site internet.

Souvent positionné au-dessus de la ligne de flottaison, ce format peut aussi se glisser en cœur d’article, emplacement à forte valeur ajoutée pour la monétisation des médias puisque c’est là où l’internaute concentre son attention. Chez Opti Digital, nous recommandons cet emplacement stratégique en cœur d’article et avons développé une technologie d’insertion dynamique des annonces afin d’exploiter tout le potentiel publicitaire d’un site Web. 

Lire : Pourquoi faut-il accorder de l’importance aux emplacements publicitaires dans sa stratégie de monétisation ?

Sur mobile, en revanche, c’est la taille 320×50 qui est la plus populaire autant sur web que sur application puisqu’elle couvre 12% des impressions publicitaires totales selon l’IAB. Avec l’essor des applications mobiles et la montée en puissance de la tendance mobile first, c’est un format à ne pas omettre cette année pour maximiser ses revenus. 

Capter l’attention de l’utilisateur avec les annonces interstitielles

D’après la définition de Google, une publicité interstitielle est une annonce au format 320×480 “qui s’affiche en plein écran sur mobile à des moments de transitions naturels, par exemple à un changement de page, au lancement d’une application ou au téléchargement d’un niveau de jeu”.

Ce format a d’abord été adopté par Google en 2015 afin de faire interagir le mobinaute avec la publicité; pour ensuite être pénalisé par ce dernier, en 2017, car jugé intrusif et bloquant pour la navigation de l’utilisateur.

Source : Google AdMob – Instructions relatives à l’intégration des annonces interstitielles

Aujourd’hui, il fait son grand retour sur mobile, sous certaines conditions établies par la Coalition for Better Ads dont Google est signataire. Les éditeurs doivent l’intégrer avec précaution en respectant ces critères :

  • Ne pas inonder les pages d’annonces interstitielles pour ne pas détériorer l’expérience utilisateur. Par défaut, le capping sur ce format est de 1 par user et par session sur Google Ad Exchange. 
  • Ne pas entraver la navigation des utilisateurs avec l’affichage d’une publicité inopportune au risque d’augmenter le nombre de clics accidentels. L’annonce ne doit pas occuper l’intégralité de l’écran et l’internaute doit pouvoir la fermer sans attendre un laps de temps.

Pour aider à bien les positionner, Google recommande de se poser les questions suivantes :

  • Qu’est-ce que l’utilisateur sera en train de faire à ce moment-là ?
  • Sera-t-il surpris de voir apparaître une annonce interstitielle ? (vu la taille de l’annonce, ça ne fait aucun doute 🤓)
  • Le moment est-il bien choisi pour diffuser l’annonce ? 

Bien placées et utilisées à bon escient, les publicités interstitielles augmentent fortement la rentabilité des médias et peuvent rapporter beaucoup plus que les bannières mobiles classiques.

Maintenir une bonne pression publicitaire grâce au Sticky Bottom

Source : Coalition for Better Ads

Le format Sticky Bottom se positionne automatiquement en pied de page pour y afficher une publicité sans empiéter sur le contenu. Les tailles les plus utilisées pour ce format sont le leaderboard en 728×90 sur desktop et les bannières 320×50 ou 320×100 sur mobile. 

Les bénéfices de ce format sont doubles : tant pour l’éditeur que pour l’annonceur puisqu’il permet d’obtenir une bonne visibilité publicitaire et augmente le temps d’affichage de l’annonce. 

Chez Opti Digital, nous recommandons aux éditeurs que nous accompagnons de mettre en place ce format avec notre technologie de rafraichissement intelligent afin de générer des impressions supplémentaires sur cet emplacement et accroître le taux de visibilité au global.

L’expérience utilisateur au cœur des préoccupations en 2021

Préserver une bonne expérience utilisateur sera le fer de lance cette année pour le référencement naturel. En effet, à partir de mai 2021, Google va mesurer les signaux Web essentiels (ou Core Web Vitals) afin de favoriser les sites proposant la meilleure expérience utilisateur – et, à l’inverse, pénaliser les sites au chargement lent avec des annonces intrusives venant polluer la navigation des utilisateurs. 

Une métrique qui sera prise en compte dans la mesure des Core Web Vitals est le CLS ou Cumulative Layout Shift, un indicateur clé pour la stabilité de la page. Ce taux mesure la fréquence à laquelle les internautes subissent des changements de mise en page inattendus : des sauts de contenu liés à l’apparition d’une publicité au chargement de la page. Pour ne pas alterner l’UX et être pénalisé par Google, le score CLS doit être au plus proche de 0 (maximum 0,1). 

Chez Opti Digital, nous recommandons de ne pas configurer qu’une seule taille dans un emplacement mais d’en mettre plusieurs en concurrence les unes contre les autres tout en s’assurant d’un bon score CLS en parallèle. 

N’hésitez pas à vous faire accompagner par nos experts pour être sûr.e de faire les bons choix pour votre inventaire publicitaire et votre SEO. 

Le travail invisible d’Opti Digital : 5 optimisations essentielles que nous faisons pour vous

Chez Opti Digital, il y a les optimisations que vous connaissez, qu’ils s’agissent de tests A/B ou de bonnes pratiques déployées sur l’ensemble de votre inventaire : le rafraichissement automatique des annonces, l’insertion dynamique des publicités en cœur d’articles… Et puis il y a les actions que nous menons quotidiennement, dont vous ignorez probablement l’existence mais qui offrent de grands résultats. 

Voici 5 optimisations que nous mettons en place pour vous et que nous suivons et adaptons, continuellement en fonction des résultats qu’elles offrent, pour faire en sorte que votre monétisation soit toujours optimale.

Nous veillons à ce que vous restiez à la pointe de la technologie !

Nous mettons à jour, pour vous, notre solution de Header Bidding, Prebid, dès qu’une nouvelle version est disponible. La dernière effectuée le 30/11/2020 : Prebid 4.17.0. 

Toujours dans l’optique d’améliorer votre chiffre d’affaires, nous faisons des points réguliers avec Google pour connaître les nouveautés de l’Ad Server, exploiter pleinement toutes ses fonctionnalités et résoudre certains problèmes. Par exemples : remplacer des prix planchers configurés auparavant par des protections adaptées pour bloquer l’affichage d’annonces sur certaines pages, sélectionner les partenaires technologiques nécessitant un consentement…

Nous suivons la participation de nos partenaires vendeurs sur votre inventaire

Nous nous assurons que tous nos partenaires de demande participent au maximum aux enchères sur l’ensemble de vos emplacements publicitaires et que vous bénéficiiez de tous les formats et media types qu’ils proposent.

Nous mettons à jour régulièrement les fichiers Ads.txt de nos partenaires pour capter les ajouts de nouvelles lignes. 

À chaque sortie de nouveaux formats, nous les testons pour analyser leur valeur ajoutée.

Puis, nous corrigeons avec eux certains problèmes d’affichage des publicités avec Just Premium lorsque le design du site est dégradé ou encore Triplelift lorsque la publicité s’affiche au-dessus des contenus du média.

Lire : pourquoi faut-il accorder de l’importance aux emplacements publicitaires dans sa stratégie de monétisation ?

Nous vous aidons à respecter le RGPD

Concernant le cadre légal, nous synchronisons les tags publicitaires avec votre CMP (Consent Management Platform). Nous attendons la réponse de l’internaute au sein de la CMP puis rendons les consent strings disponibles pour les partenaires vendeurs. Et nous échangeons régulièrement avec vos fournisseurs de CMP pour optimiser votre taux de consentement. 

Depuis le 17 novembre dernier, nous avons synchronisé en intégralité les tags Google Ad Manager avec la CMP pour ne pas appeler l’Ad Server de Google lorsque l’internaute s’oppose à la publicité ciblée.

Depuis deux mois, nous faisons de la recherche et développement pour mettre au point des solutions de publicité qui fonctionnent sans cookie, pour pallier le manque à gagner lié au refus de la publicité ciblée.

Nous mesurons la valeur ajoutée de tous les partenaires vendeurs

Nous prenons le temps de faire des points réguliers avec les partenaires de demande pour connaître tout leur potentiel et corriger d’éventuels problèmes. Nous identifions les meilleures tailles à configurer dans les Bid Requests pour bénéficier de toute leur demande annonceur. Et, nous bénéficions en avant-première de la demande originale des SSPs en Bêta.

Chaque mois, nous testons de nouveaux partenaires pour mesurer leur valeur incrémentale. Est-ce que ce bidder permet d’améliorer le taux de remplissage ? Est-ce qu’il participe beaucoup aux enchères ? Votre RPM Page augmente-t-il ? Nous analysons les résultats via notre outil d’A/B testing et prenons une décision éclairée.

Nous ajustons constamment vos prix planchers en fonction de plusieurs critères

Nous adaptons vos prix planchers en fonction de la saisonnalité, de l’évolution de la demande ou de la zone géographique dans laquelle se trouve votre trafic afin que vous ayez le RPM page le plus élevé possible.

Pour trouver le bon curseur et maximiser le revenu pour mille pages vues, nous testons manuellement des prix planchers sur plusieurs échantillons et mesurons les résultats. Nous effectuons d’autres tests de prix planchers directement auprès des SSPs pour maximiser leurs dépenses sur nos sites.

Tous les jours, nous travaillons à vous offrir les solutions les plus innovantes pour atteindre les meilleurs résultats possibles et mettons un point d’honneur à ce que votre monétisation soit optimale tout en respectant vos objectifs. C’est notre priorité 🙂 

Des questions sur votre monétisation ? Nous sommes à votre écoute. Vous pouvez nous écrire juste ici, nous contacter par mail : hello@optidigital.com ou nous appeler : +33 06 29 94 49 77.

Entreprendre dans le digital en 2021 #2 : conseils et bonnes pratiques pour se lancer

En 2019, ce sont plus de 815 000 entreprises qui se sont créées en France, d’après l’Insee. L’entrepreneuriat ne cesse de séduire chaque année si bien que 31% de Français déclarent vouloir créer leur propre entreprise selon une étude de la Banque Populaire. Dans ce contexte particulier de crise sanitaire, le digital est, plus que jamais, un vecteur de croissance indéniable. Comment concrétiser son idée et réussir ses premiers pas en tant qu’entrepreneur.e numérique ? Qui de mieux pour y répondre que ceux qui vivent l’aventure au quotidien… À l’occasion de la semaine mondiale de l’entrepreneuriat, nous avons décidé de partager l’expérience et les conseils de nos fondateurs, Magali et Sébastien, au travers de 2 interviews.

Après avoir présenté leurs parcours en tant qu’entrepreneurs digitaux, ils livrent de précieux conseils et bonnes pratiques à suivre pour se lancer avec succès dans l’indépendance.

Bonjour Magali et Sébastien, merci pour vos réponses lors du premier entretien. Reprenons le sujet de la création d’entreprise. Comment financer son projet dans le digital ? 

“Afin de se rendre visible dès le début, il existe de multiples solutions gratuites et faciles d’utilisation pour créer son site internet : Wix, Site123, GoDaddy, WordPress… ”

Magali

Magali : Sur l’online en l’occurrence, les coûts sont moindres, à moins qu’il y ait besoin d’embaucher par manque de compétences. Il faut simplement réussir à financer son temps pour bien développer son projet. Mon conseil serait de se lancer en parallèle de son activité salariée pour continuer à y travailler son réseau et pour financer, en parallèle, du temps de disponibilité pour préparer son projet de création d’entreprise dans ce même secteur. 

Afin de se rendre visible dès le début, il existe de multiples solutions gratuites et faciles d’utilisation pour créer son site internet : Wix, Site123, GoDaddy, WordPress…

“Il ne faut pas chercher à créer quelque chose de trop compliqué qui va demander un investissement de temps et d’argent important au départ mais le faire plutôt de manière itérative”

Sébastien

Sébastien : L’investissement est très faible en digital, voire nul. Le gros avantage lorsqu’on se lance dans le digital est que l’on n’a pas forcément besoin de bureaux, de machines, de stocks… On peut travailler de chez soi avec son ordinateur et une bonne connexion Wifi. Comme l’a mentionnée Magali, il peut y avoir des coûts d’embauche à prévoir lorsqu’on a besoin d’une compétence en particulier pour démarrer son projet. À ce sujet, Magali et moi étions complémentaires et autosuffisants quand on s’est lancé, elle plutôt sur la partie Marketing/ Vente et moi côté développement de la Technologie donc on n’a pas eu à prévoir de coûts d’embauche pour démarrer.

Mon conseil pour se lancer : avoir une vision du projet très simple, ne pas chercher à créer quelque chose de trop compliqué qui va demander un investissement de temps et d’argent important au départ mais le faire plutôt de manière itérative. Cela permet d’éviter de prendre trop de risque et de maximiser ses chances d’avoir des résultats payants dès le début. 

Comment trouver ses premiers clients ?  

Magali et Sébastien : C’est très important de faire jouer ses relations pour démarrer. Dans notre cas, le réseau direct et le cercle de connaissances ont beaucoup aidé. Cela nous a permis de faire nos premiers tests et de signer nos premiers contrats. 

Comment recruter ses premiers talents pour faire grandir son entreprise ?

Je pense que c’est important de se faire accompagner par des spécialistes du recrutement pour s’assurer de trouver les bons profils et se libérer du temps pour mettre à profit ses compétences dans ce qu’on sait faire le mieux

Sébastien

Magali : Je pense qu’en premier point, il faut arriver à montrer aux candidats que l’entreprise a du potentiel et offre un environnement sécurisé. Se présenter comme une startup peut parfois effrayer certains profils. Ensuite, je pense qu’il faut choisir des personnes polyvalentes qui vont vouloir sortir des sentiers battus et aller au-delà des périmètres de leurs métiers. Par exemple, lorsque nous avons recruté notre premier BizDev international, il s’est occupé de traduire notre site dans la langue du marché et de créer du matériel Marketing pour présenter notre société aux prospects. Enfin je pense que l’élément payant pour trouver ses premiers talents, c’est de savoir s’entourer de professionnels du recrutement. Ils savent identifier les problèmes, trouver les personnes motivées qui vont réussir à cocher toutes les cases.  

Sébastien : Comme Magali, je pense que c’est important de se faire accompagner par des spécialistes du recrutement pour s’assurer de trouver les bons profils et se libérer du temps pour mettre à profit ses compétences dans ce qu’on sait faire le mieux. 

À quelles difficultés peut-on faire face quand on se lance dans l’entrepreneuriat et comment les surmonter ?

“Ne pas se décourager face aux concurrents existants. Ils ne sont pas indétrônables et il est possible d’émerger parmi eux en apportant sa propre valeur ajoutée”

Magali

Magali : 

  • La première année, trouver ses premiers clients peut relever d’un parcours du combattant. Il faut s’accrocher et ne pas baisser les bras. Une fois que la machine est lancée, le reste suit mais il faut démarrer quelque part, progressivement : trouver son premier client de petite taille, puis de taille moyenne, et ensuite de grande taille. 
  • Ne pas se décourager face aux concurrents existants. Ils ne sont pas indétrônables et il est possible d’émerger parmi eux en apportant sa propre valeur ajoutée. 

“Au début, il faut concentrer la majeure partie de son temps à la prospection, davantage qu’au développement d’un produit trop compliqué difficile à vendre et donc à tester”

Sébastien

Sébastien :  

  • Je pense, aussi, que réussir à convaincre et décrocher ses premiers clients est la plus grande difficulté à laquelle tout entrepreneur.e fait face quand il/elle démarre. Au début, il faut concentrer la majeure partie de son temps à la prospection, davantage que sur le développement d’un produit novateur, difficile à vendre et donc à tester. L’idée seule ne suffit pas, il faut pouvoir la confronter à la réalité et donc aux clients. 
  • L’autre challenge selon moi, serait de faire face aux problèmes de développement de produit en trouvant les bonnes solutions pour y répondre. Il faut réussir à débloquer rapidement les problèmes que les clients rencontrent pour continuer à les satisfaire.

Si vous aviez 3 conseils à donner à ceux qui souhaitent sauter le pas en 2021 ? 

Magali : 

  • Sauter le pas dans son secteur, là où l’on a de l’expérience et où l’on a acquis des connaissances qui vont pouvoir aider à monter son projet : on connaît le marché, la cible, les fournisseurs, bref toutes ses spécificités. C’est beaucoup moins risqué de se lancer dans quelque chose que l’on connaît déjà. 
  • Ne pas chercher à réinventer la roue en développant de A à Z quelque chose qui existe déjà. Il vaut mieux se concentrer sur une technologie existante et y apporter des optimisations. 
  • Savoir former ses collaborateurs en phase de croissance : transférer ses compétences pour se dégager du temps sur le développement de produits ou technologies qui sont importants pour améliorer son positionnement sur le marché face aux concurrents. 

Sébastien : 

  • Faire un business plan, une étude de marché et des estimations : combien cela va me coûter et combien vais-je gagner ? Combien de clients vais-je réussir à toucher avec ma technologie ? Quelle croissance puis-je espérer atteindre ? , etc. Je dirai qu’il est important de réaliser un business plan prudent pour être capable de prendre du recul par rapport à ce qui est réalisable et atteignable ou non. 
  • Chercher des clients dès le départ. Faire marcher son réseau direct et ses connaissances et commencer à établir le contact avec de potentiels clients.
  • Développer son produit de manière itérative et agile. La première version est souvent imparfaite, elle se forge et se perfectionne au fur et à mesure du temps, grâce aux retours clients et à l’évolution des tendances du marché. Je pense qu’il est essentiel d’être dans cette approche d’amélioration continue. 

Merci Magali et Sébastien pour tous vos conseils ! Nous clôturons cette série d’articles sur la création d’entreprise en espérant qu’ils vous aideront à y voir plus clair sur l’entrepreneuriat digital et vous permettront de vous lancer en toute sérénité. 

À très vite pour de nouveaux contenus !

L’équipe Opti Digital.

Entreprendre dans le digital en 2021 #1 : portraits d’entrepreneurs

En 2019, ce sont plus de 815 000 entreprises qui se sont créées en France, d’après l’Insee. L’entrepreneuriat ne cesse de séduire chaque année si bien que 31% de Français déclarent vouloir créer leur propre entreprise selon une étude de la Banque Populaire. Dans ce contexte particulier de crise sanitaire, le digital est, plus que jamais, un vecteur de croissance indéniable. Comment concrétiser son idée et réussir ses premiers pas en tant qu’entrepreneur.e numérique ? Qui de mieux pour y répondre que ceux qui vivent l’aventure au quotidien… En cette semaine mondiale de l’entrepreneuriat, nous avons décidé de partager l’expérience et les conseils de nos fondateurs, Magali et Sébastien, au travers de 2 interviews.  

Dans ce premier entretien, ils abordent leurs parcours, leurs premiers pas dans l’entrepreneuriat et reviennent sur les prémices d’Opti Digital

Bonjour Magali et Sébastien ! Pour commencer, pouvez-vous nous en dire plus sur votre parcours ? Avez-vous déjà été entrepreneur.e ?

Magali : J’ai commencé ma carrière, en Espagne, dans une entreprise digitale de publicité contextuelle. Je m’occupais du marketing et du développement de produits B2C. J’ai rapidement évolué passant de chef de produit à manager d’une petite équipe puis d’une équipe plus importante. C’est à ce moment-là que j’ai pu travailler avec Sébastien.

Au bout de 5 ans, j’ai ressenti le besoin de me replonger dans l’opérationnel, de me challenger et de m’éveiller à titre personnel. Étant passionnée de vin, j’ai fondé Les Sommelières en 2013, une plateforme internet pour initier les femmes à l’œnologie. Parallèlement, j’accompagnais des PME pour améliorer leur visibilité et leur performance commerciale sur Internet en tant que Freelance en Marketing Digital, expérience pendant laquelle j’ai eu l’occasion de collaborer de nouveau avec Sébastien.

À la recherche d’un peu plus de stabilité dans ma vie, de freelance et fondatrice d’une entreprise de vin, je suis passée à salariée d’une PME à Lyon, en tant que Responsable de Développement à l’international. On m’a demandé d’internationaliser l’entreprise alors que tout le monde marchait à reculons pour le faire… Un beau défi à relever. Je m’occupais principalement du développement des marchés espagnol et belge en m’adressant d’un côté aux éditeurs souhaitant monétiser leurs bases de données et de l’autre aux annonceurs de sites eCommerce voulant re-cibler leur trafic par email. J’ai dû apprendre à m’adapter au marché espagnol, moins enclin à faire du retargeting qu’en France, craignant l’agence de protection des données. Ça n’a pas été simple mais j’ai réussi à signer de beaux noms et surtout, j’ai pris du plaisir à être en contact avec les clients. 

Sébastien : J’ai cumulé 11 ans d’expérience dans une entreprise de marketing à la performance à Barcelone démarrant au poste de Développeur Web, puis Chef de Projet, Chef de Produit et Directeur Technique pour terminer en tant que Directeur Général. Cette expérience m’a permis d’appréhender plusieurs métiers, tant sur la partie opérationnelle que managériale et décisionnelle. Cela m’a beaucoup aidé à construire et développer Opti Digital. 

Ensuite, j’ai décidé de mettre les deux pieds dans l’indépendance en devenant Consultant AdTech pendant un an, offrant mon expertise aux entreprises soucieuses de leur publicité digitale. 

Avez-vous toujours eu l’envie d’entreprendre ? 

Magali : Non. Ce n’était pas du tout dans mes objectifs de vie au départ. En plus, ce n’est pas quelque chose qui fait partie de ma culture familiale, mes parents étaient fonctionnaires et je n’avais pas d’entrepreneurs dans mon entourage. 

Sébastien : Non plus. Je voulais cumuler de l’expérience et travailler sur des projets pour lesquels je pouvais avoir une certaine liberté dans leur réalisation. Au fur et à mesure du temps et des opportunités, j’ai commencé à être intéressé par l’indépendance, en quête d’un peu plus d’autonomie dans mon travail. 

Selon vous, entreprendre à deux, est-ce plus simple qu’entreprendre seul.e ?

“Quand tu es deux, tu peux compter sur l’autre pour te soutenir dans les moments plus difficiles, et réciproquement”

Magali

Magali : C’est une évidence pour moi. Ayant testé les deux, je trouve qu’entreprendre seul.e peut parfois être difficile. Lorsque tu perds ta motivation ou que tu subis un échec difficile à surmonter, tu n’as personne pour te soutenir, en dehors de tes proches. Quand tu es deux, tu peux compter sur l’autre pour t’épauler et te motiver à aller de l’avant. Être deux permet aussi de prendre des décisions plus facilement, surtout les décisions difficiles. Aussi, je pense que c’est essentiel de mettre en place un équilibre qui va satisfaire les deux parties pour qu’il n’y ait pas de frustration. Par contre, il faut entreprendre avec la bonne personne, ce qui peut s’avérer compliqué à trouver. Seb et moi, on se connait déjà depuis longtemps. On est complémentaire sur beaucoup de points. 

“Le fait d’être deux permet de confronter ses idées à l’autre et de les faire mûrir de manière beaucoup plus rapide qu’en étant seul.e”

Sébastien

Sébastien : Oui. Je pense que c’est plus simple surtout lorsque le partenariat est efficace comme c’est le cas avec Magali, on arrive à se soutenir, à se compléter et à avancer ensemble. Quand tu souhaites te lancer dans une innovation qui nécessite des tests, comme c’est le cas avec Opti Digital, le fait d’être deux permet de confronter ses idées à l’autre et de les faire mûrir de manière beaucoup plus rapide qu’en étant seul.e. 

Quelles sont les grandes questions que l’on se pose avant de se lancer ?

Magali : Est-ce que j’apporte de la valeur aux clients ? Quel problème vais-je résoudre avec ma technologie ? 

Sébastien : Est-ce que je suis prêt à investir mon temps ? Il faut être prêt.e à s’engager dans un projet dont les premiers résultats peuvent être longs à venir au point d’empiéter sur son temps personnel.

Quelle solution puis-je développer pour répondre à un besoin et donner satisfaction à un client ? Est-ce que je peux me faire une place sur le marché ciblé ou est-il trop concurrentiel ?

D’où vous-est venu l’idée pour Opti Digital ? 

“Tu as mille fois plus de chance de réussir dans un secteur que tu connais bien”

Magali

Magali : Pendant mon expérience salariée, j’étais souvent en contact avec Seb. Un jour, il m’a appelée pour me parler d’une nouvelle technologie en publicité programmatique, le Header Bidding, qui fonctionnait du tonnerre aux États-Unis et m’a demandé si j’étais partante pour la tester. J’étais en contact régulier avec des éditeurs qui me faisaient part d’un réel besoin en monétisation et comme j’avais envie de redevenir indépendante, j’ai tout de suite foncé. On a commencé par tester cette solution sur les sites internet de nos amis avant de créer Opti Digital. Je pense que les chances de réussite sont démultipliées quand tu te lances dans un secteur que tu connais bien plutôt que dans un domaine que tu as envie de découvrir à titre personnel et pour lequel tu n’apportes pas vraiment de valeur ajoutée. 

“Ce qui est intéressant dans ce secteur, c’est qu’il évolue constamment. On a sans arrêt de nouvelles solutions à créer pour aider les éditeurs à développer leurs activités”

Sébastien.

Sébastien : Étant consultant pour plusieurs éditeurs à ce moment-là, j’avais beaucoup de temps libre que j’occupais en faisant des recherches pour améliorer leur publicité digitale. Plusieurs de mes amis étaient éditeurs de petits sites médias et avec mon expérience cumulée à leurs retours sur le secteur, j’ai pu me rendre compte des difficultés qu’ils rencontraient au quotidien. Difficultés pouvant être contournées grâce à cette technologie novatrice provenant tout droit d’Outre Atlantique ! Après l’avoir testée et constaté qu’elle portait ses fruits, c’est très naturellement qu’est née Opti Digital. 

Chaque jour, on apprend et on s’adapte pour suivre les tendances du secteur et les besoins des éditeurs qui évoluent constamment. On a sans arrêt de nouvelles solutions à créer pour aider les éditeurs à développer leurs activités. C’est très stimulant !

Comment se sont déroulés les premiers mois chez Opti Digital ?

Magali : On a démarré à distance, Seb à Barcelone et moi à Lyon. On a eu le temps de bien préparer le projet puisque je me suis mise en temps partiel et lui était en mission donc avec la possibilité d’aménager son temps de travail comme il le souhaitait. Au début, on passait notre journée en visioconférence à analyser les résultats de nos tests. À ce moment-là, je ne me consacrais qu’à la vente, contactant sans relâche les petits éditeurs que je connaissais pour leur présenter le produit. On s’est vite rendu compte qu’il nous manquait un compte Google AdExchange pour accompagner les petits éditeurs donc on a utilisé le compte d’un partenaire officiel de Google et déployé leur technologie de header bidding sur les sites des éditeurs.  

“L’élément déclencheur a été la signature avec un grand magazine en ligne qui cherchait à augmenter ses gains publicitaires. À ce moment-là, Seb a programmé notre propre technologie de Header Bidding”

Magali

À la fin de la première année, on a commencé à contacter des éditeurs de plus en plus importants. L’élément déclencheur a été la signature avec un grand magazine en ligne qui cherchait à augmenter ses gains publicitaires. À ce moment-là, Seb a programmé notre propre technologie de Header Bidding pour accompagner cet éditeur via son compte Google AdExchange. Très rapidement, leur chiffre d’affaires a augmenté de manière exponentielle. Petit à petit, on a intégré tous les nouveaux sites avec lesquels on travaillait avec la technologie d’Opti Digital.   

“Notre réseau direct et notre ténacité nous ont beaucoup aidés à émerger sur ce marché, à trouver nos premiers clients et à concrétiser rapidement nos idées”

Sébastien

Sébastien : Les premiers mois ont été intenses : beaucoup d’apprentissage, de tests, d’échecs mais aussi de réussites au fur et à mesure de notre avancée. 

Au début, n’étant pas connu, on a dû faire preuve de persévérance pour réussir à se faire une place parmi nos concurrents. Notre réseau direct et notre ténacité nous ont beaucoup aidés à émerger sur ce marché, à trouver nos premiers clients et à concrétiser rapidement nos idées. On a commencé par faire beaucoup de tests et à apprendre des premiers résultats. Et, au fur et à mesure, on a rajouté de nouvelles briques à notre produit qui a ainsi pris en maturité.

Merci Magali et Sébastien pour ce retour d’expérience ! La suite… dans le prochain article : Entreprendre dans le digital en 2021 #2 : conseils et bonnes pratiques pour se lancer.

Si vous souhaitez en savoir plus sur notre solution, n’hésitez pas à nous contacter

Pourquoi faut-il accorder de l’importance aux emplacements publicitaires dans sa stratégie de monétisation ?

Réflexion sur la stratégie de monétisation

Chez Opti Digital, maximiser votre rentabilité publicitaire ne veut pas dire inonder vos pages de publicités réduisant votre site Web à l’état de… sapin de Noël.

Afin de vous aider à optimiser votre monétisation, nous avons développé une technologie d’insertion automatique des publicités. Grâce à notre algorithme intelligent, nous pouvons exploiter tout le potentiel publicitaire de votre média et identifier des espaces inutilisés et intéressants tout en maintenant une bonne expérience utilisateur. Meilleure visibilité, amélioration de la rapidité de chargement du site, accélération des gains publicitaires… nombreux sont les avantages pour les éditeurs de médias. Dans cet article, nous levons le voile sur cette technologie phare et mettons l’accent sur l’importance de bien répartir ses inventaires publicitaires.  

À propos de l’insertion automatique des publicités

Nous l’avons évoqué en introduction, l’insertion automatique des publicités permet de monétiser le contenu de façon innovante. L’algorithme que nous avons développé est capable d’analyser précisément le potentiel publicitaire d’un site média et d’y afficher automatiquement des annonces là où elles sont susceptibles d’avoir les meilleures performances.

exemple d’emplacements in-read, chez l’un de nos clients, Numerama.com

Contrairement à ce que l’on peut penser, ce ne sont pas les inventaires placés en haut de page qui rapportent le plus. Ce sont les annonces en coeur d’article (aussi appelées in-read) qui ont le plus de valeur pour la monétisation puisqu’elles sont situées là où le lecteur concentre son attention. Nous conseillons toujours aux médias de déplacer ces emplacements hauts pour les mettre en coeur de contenu et d’alterner contenu et annonces. 

Nous avons conscience qu’insérer des publicités en coeur d’article n’est pas chose simple pour l’éditeur souvent bloqué par son CMS (Content Management System) comme WordPress ou Drupal dont les fonctionnalités sont parfois limitées.

C’est pour cela que nous avons développé une solution intelligente qui insère des annonces en coeur de contenu éditorial et harmonise la répartition des emplacements publicitaires d’un média.

Cette technologie est totalement personnalisable pour respecter une logique éditoriale.

Elle suit un certain nombre de règles que nous définissons avec l’éditeur, selon nos recommandations stratégiques, notamment : 

  • La distance en pixels entre deux annonces
  • Le positionnement au dessus ou en dessous d’un contenu tel qu’un titre avec balise H2 ou un paragraphe
  • La distanciation avec une vidéo, une image ou un widget particulier (Twitter, Instagram, commentaire…)

Ces règles varient en fonction du média et des spécificités propres aux différentes pages du site Web.

Trouver les bons paramètres avec les tests A/B

Fondée sur un algorithme intelligent, notre solution d’insertion automatique va : 

  • Étudier instantanément la structure de votre page Web et analyser la valeur de chaque emplacement
  • Redistribuer automatiquement les annonces et diffuser de nouvelles publicités en fonction des règles définies au préalable

“Grâce à cet outil intelligent couplé à notre solution de tests A/B, nous sommes capables de trouver le bon compromis entre une bonne expérience utilisateur et une monétisation optimale et répondre ainsi aux attentes des éditeurs.” 

Sébastien Moutte, Cofondateur et Président d’Opti Digital

Pour améliorer la performance de ce levier, nous mettons en oeuvre simultanément nos tests A/B pour faire ressortir les configurations publicitaires les plus performantes et répondre aux spécificités des sites et aux besoins des éditeurs. Par exemple, pour optimiser l’expérience utilisateur, nous pouvons tester une certaine distance entre deux annonces et mesurer l’impact de ce réglage sur la visibilité et le RPM page (revenu pour mille pages vues) en comparant les résultats avec ceux obtenus avant le déploiement de ce test.

Lire : Opti Digital lance sa solution de Test A/B pour la monétisation des médias digitaux

L’intérêt de combiner cette solution avec le Lazy Loading

Un écueil à éviter : positionner les inventaires tout en bas de page en chargement direct, même si les internautes ne scrollent pas jusqu’à ce niveau. Cela risque de détériorer la vitesse de chargement du site Web et d’afficher des impressions qui auront un impact négatif sur la visibilité moyenne du site. Complémentairement au script d’insertion automatique des publicités, nous recommandons d’appliquer le principe de chargement tardif (ou lazy loading) pour afficher les publicités seulement lorsque l’internaute s’en rapproche. 

Combinées, ces deux technologies ont un impact positif sur le nombre d’annonces par page vue, la vitesse de chargement du site web ainsi que sur la visibilité globale puisque les publicités sont chargées progressivement. Les inventaires sont mieux valorisés et positionnés de façon optimale pour stimuler le RPM page.

D’excellents résultats observés chez nos clients

Grâce à la redistribution automatique des emplacements en in-read, nos clients ont observé une hausse de leur RPM page comprise en +5 et +15%. L’impact de cette technologie est d’autant plus important sur les inventaires mobiles où le RPM page moyen frôle les 15% de croissance

À la fois respectueux de la navigation des internautes, des règles de positionnement et des logiques éditoriales, cet outil apporte des gains supplémentaires aux éditeurs qui souhaitent optimiser leur monétisation.

Notre conseil aux éditeurs qui veulent améliorer leurs recettes publicitaires en cette fin d’année 2020 : penser à une stratégie de positionnement verticale pour les inventaires mobiles. Pour indice, la part de trafic sur mobile représenterait 60 à 70% pour l’ensemble de nos éditeurs, d’après notre analyse.

Si vous souhaitez obtenir des conseils personnalisés pour optimiser votre monétisation, contactez-nous ou appelez-nous : 06 29 94 49 77. Nous serons ravi.es de vous aider ! 

Comment réussir le header bidding sur AMP depuis le TCF 2.0 ? Analyse du média FUTURA

Après plusieurs mois de travail, les ingénieurs d’Opti Digital ont mis au point une solution qui combine notre Prebid server et Real-Time Configuration (RTC, la solution de Header bidding native de AMP). Cette innovation permet de retrouver sur l’environnement AMP (Accelerated Mobile Pages) la même compétition entre bidders que sur les inventaires Web et stimule efficacement les CPMs de Google AdExchange et Open Bidding.

Les premiers résultats sont excellents sur tous les médias qui ont déployé cette solution : les invendus s’effondrent et le RPM Page net de l’éditeur croît en moyenne de 50%.

Nous avons décidé de partager avec vous les résultats impressionnants observés chez l’un des médias que nous accompagnons :

Le média FUTURA 

Fondé en 2001 par Guillaume JOSSE, Futura est le média de références sur les innovations scientifiques et technologiques (top 20 des médias francophones, 20 millions de sessions par mois). Structuré autour de 5 univers (sciences, santé, tech, planète, maison), Futura propose un contenu journalistique de décryptage sous des formats variés (actualités, dossiers, vidéos…) aux internautes curieux et avides de développer leurs connaissances.

Nous accompagnons l’éditeur Futura depuis le printemps 2019 : nos technologies de pointe, notre stratégie d’A/B testing systématique et l’analyse précise des performances média ont permis d’optimiser la rentabilité du média sur de multiples formats sur le site et sur l’environnement AMP (Accelerated Mobile Pages). 

Ces inventaires uniques répondent aux critères de qualité recherchés par les annonceurs : le taux de visibilité moyen frôle les 60% (73% sur AMP) et le taux de clics moyen s’élève à 0,55%. 

Le déploiement du header bidding est l’une des dernières innovations en date sur l’environnement AMP de Futura. Il s’est déroulé en deux temps : connexion de Prebid Server pendant le TCF 1.0, puis ajout de nouveaux partenaires vendeurs après le passage au TCF 2.0.

La performance du header bidding sur AMP 

Voici les résultats observés sur l’environnement AMP : 

  • En mai 2020, avant la mise en place du header bidding, alors que les Français sortent à peine du confinement, le taux d’invendus est élevé et l’eCPM assez faible.
  • En juillet 2020, après l’introduction du header bidding, les partenaires vendeurs nouvellement connectés font baisser le taux d’invendus et l’eCPM s’élève.
  • En septembre 2020, après avoir connecté davantage de partenaires programmatiques en header bidding et effectué de nombreuses optimisations – dont la migration vers le TCF 2.0 – le taux d’invendus été divisé par 2 et l’eCPM a doublé.
Taux d’invenduseCPM inventaire
AMP avec header biddingDivisé par 2,2Multiplié par 2,1
Evolution de la rentabilité programmatique du média Futura sur AMP

Définitions

Taux d’invendus = nombre d’impressions non vendues sur le nombre total d’impressions disponibles (vendues et invendues)

eCPM inventaire = chiffre d’affaires réalisé pour 1000 impressions disponibles (vendues et invendues). C’est l’indicateur clé à suivre pour observer les effets des optimisations car il intègre également les inventaires invendus dans l’analyse. 

Ainsi, grâce à l’intégration de Prebid Server, l’éditeur a fait un bon de rentabilité de 210% sur l’inventaire AMP.  

Prebid Server génère ainsi près de la moitié des revenus programmatiques et ouvre un chemin d’accès efficace vers un environnement qualitatif et nouveau pour les annonceurs. Les espaces publicitaires du site Futura-sciences.com sont désormais accessibles aux marques notamment via Media Square et Gravity.

Répartition du chiffre d’affaires généré sur AMP par type de demande (septembre 2020)

Des résultats confirmés depuis le passage au TCF 2.0

Notre solution permet de retrouver sur AMP la même compétition entre bidders que sur les inventaires Web et stimule efficacement les CPMs de Google AdExchange. On observe ce même phénomène lorsqu’Open Bidding est également présent.

Nous sommes fiers de pouvoir vous partager ces excellents résultats que nous constatons sur l’ensemble des éditeurs pour lesquels nous avons branché cette solution dans l’environnement AMP.

La bonne performance de notre configuration optimisée pour l’environnement AMP avec Prebid Server s’est confirmée depuis le passage au Transparency and Consent Framework 2.0 de l’IAB.

3 conseils pour une intégration réussie du header bidding sur AMP :

  1. Une Consent Management Platform (CMP) compatible 

Pour rendre possible la mise en place de header bidding sur l’environnement AMP, l’éditeur doit sélectionner une CMP compatible afin de recueillir les consentements à la publicité ciblée. Parmi les outils compatibles, on note celles de Didomi, Sirdata ou encore SFBX.

  1. Mesurer la valeur incrémentale de chaque bidder

Plusieurs bidders ou partenaires vendeurs sont désormais compatibles avec l’environnement AMP et une intégration via Prebid Server. Pour assurer un affichage rapide des annonces, il est nécessaire de sélectionner ceux qui apportent de la valeur ajoutée en mesurant l’eCPM inventaire et le RPM Page sur une même période en déployant ce bidder sur un échantillon d’audience de test

  1. Réajuster ses prix planchers

Il est inutile de maintenir des prix planchers élevés dans ce contexte bouleversé. La concurrence entre les bidders fait mécaniquement monter les CPMs et crée un prix plancher dynamique. 

Optimiser ses recettes publicitaires avec Opti Digital

Chez Opti Digital, nous mobilisons notre expertise et nos solutions techniques afin d’améliorer constamment les revenus des médias que nous accompagnons. 

Contactez-nous pour en savoir plus sur notre accompagnement et tester nos solutions de header bidding sur votre inventaire AMP.

Contact Opti Digital :

Magali QUENTEL-REME
Cofondatrice et CEO
Email : magali@optidigital.com
Tel : 06 29 94 49 77

Annoncer sur Futura

Futura est le média de références sur les innovations scientifiques et technologiques (top 20 des médias francophones, 20 millions de sessions par mois). Nous proposons à nos partenaires des dispositifs de communications variés et innovants, dédiés à chaque univers de marque.

Contact Futura :

Guillaume JOSSE
Pôle Conseil
Email : conseil@fsteam.fr
Tel : 04 22 47 05 09

Covid-19 et publicité dans les médias : Comment limiter la casse ?

covid19 publicité média

Baromètre : les effets du Covid-19 sur l’eCPM

Nombreux d’entre vous veulent savoir si la chute des eCPMs qu’ils observent sur leur site est commune à tout le marché, et comment ils se situent par rapport à d’autres médias. Mind Media et Adomik ont récemment publié un baromètre : ils ont observé une baisse de chiffre d’affaires programmatique de -47% en un mois. Voici maintenant notre analyse : aucun média n’a été épargné par la crise.

En dépit de la solidité de notre configuration qui assure d’excellents taux de visibilité, une concurrence intense en header bidding et une pression publicitaire mesurée, les eCPMs des enchères ouvertes sur les médias que nous accompagnons ont beaucoup baissé :

  • Avant la crise, en février en France, pour un taux de visibilité moyen de 66%, notre eCPM moyen sur les formats display IAB était de 1,48€.
  • En mars, pour un taux de visibilité moyen équivalent, l’eCPM avait chuté de 21% à 1,17€.
  • En avril (jusqu’au 26 inclus), l’eCPM moyen a encore baissé de 25% par rapport au mois de mars, à 0,88€.

Les phénomènes qui ont entraîné la chute des eCPMs

Depuis le début du confinement le 16 mars dernier, la rentabilité publicitaire a chuté pour trois raisons :

La première, les annonceurs ont mis en pause leurs investissements publicitaires.
Ce constat est d’autant plus vrai pour les campagnes négociées en gré à gré. Du côté des enchères ouvertes programmatiques, nous avons observé une forte baisse de la demande annonceurs.

Certains secteurs sont particulièrement impactés : luxe, automobile, voyage par exemples. Non seulement les budgets annonceurs ont baissé mais en plus les internautes se sont détournés de ces sujets. L’un de nos éditeurs sur le secteur du voyage a ainsi vu son audience et son eCPM chuter, et son chiffre d’affaires de Mars 2020 réduit à seulement 27% de ce qu’il réalisait en Février.

La deuxième raison : De nombreux éditeurs ont vu leur audience augmenter, les Français se tournant vers l’informations et les loisirs en ligne, à défaut de lire l’actualité papier.

La dernière raison est à chercher du côté de la Brand Safety : les annonceurs ont élargi leur blacklist et mis sur liste noire les mots clés liés au coronavirus. Plusieurs annonceurs ont écarté ainsi des contenus traitant du Covid-19 à l’aide d’outils comme IAS. Autre cas observé sur un forum : pour éviter la diffusion d’annonces à côté de fake news (et par extension lutter contre la diffusion de fausses informations), les robots de Google ont alerté l’éditeur qui devait corriger le contenu sur son site sous peine de se faire pénaliser par Google.

Moins de demande pour plus d’inventaire publicitaire. La baisse de la concurrence entre annonceurs a entraîné une baisse des prix et une augmentation de l’invendu.

Quelles solutions recommandons-nous pour limiter la casse ?

Premièrement, lorsque les prix planchers étaient agressifs, nous avons ajusté les prix planchers afin de réduire la part d’inventaire invendu.

Deuxièmement, nous avons également noué de nouveaux partenariats programmatiques avec des vendeurs tels que TripleLift, Pubmatic ou encore Rich Audience, qui apportent de la demande originale, augmentent la compétition en header bidding et stimulent les CPMs.

En troisième lieu, c’est un bon moment pour travailler sur d’autres optimisations telles que l’ajustement des emplacements publicitaires pour augmenter la visibilité. Dans nos tableaux de bord éditeurs, nous avons identifié les emplacements qui tiraient la moyenne de visibilité du site vers le bas. Puis, nous avons déplacé ces annonces ou modifié les paramètres du chargement tardif afin d’atteindre une visibilité moyenne supérieure et rendre les sites éligibles aux campagnes plus rémunératrices.

Enfin, le télétravail peut permettre de se concentrer sur les sujets de fond comme la mise en conformité avec le RGPD. Google s’apprête à intégrer la V2 du Transparency and Consent Framework de l’IAB. Depuis quelques semaines, Google demande ainsi à certains éditeurs de se mettre en conformité avec ses propres politiques de confidentialité, en utilisant une Consent Management Platform (CMP) qui lui transmette les consentements valides des internautes à la publicité ciblée.

Même si le moment peut sembler mal choisi par le géant, nos analyses confirment l’effet positif du consentement valide sur les eCPMs. Nous accompagnons donc les éditeurs dans la configuration de leur CMP en optimisant le taux de consentements valides sur le Web et sur AMP et améliorer les enchères reçues.

Nous espérons que les investissements publicitaires augmenteront de nouveau dans un futur proche. Ils reprendront probablement progressivement, au fur et à mesure que nos vies reviendront à la normalité, même si les effets de la crise économique se feront ressentir pendant longtemps.

En attendant la fin du confinement, nous restons disponibles pour vous accompagner sur ces différentes améliorations et préparer l’avenir.

Prenez soin de vous et de vos proches. Restez chez vous 🙂

Slate.fr choisit Opti Digital pour l’accompagner dans l’optimisation de ses revenus publicitaires

Lancé en 2009, Slate.fr est aujourd’hui une référence en terme de contenus et d’analyses sur la culture, la politique, l’économie ou encore les évolutions de notre société. 

La direction du site français slate.fr, souhaite désormais augmenter et optimiser les revenus publicitaires du média francophone, tout en conservant le contenu Premium et l’expérience utilisateur qu’il a su proposer depuis sa création.

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Le rafraîchissement automatique des publicités est-il rentable ?

Ads auto update

A défaut de réussir à augmenter la taille de son inventaire publicitaire grâce à une croissance naturelle de son audience, la tentation est grande pour l’éditeur de démultiplier ses impressions en rafraîchissant les annonces de manière automatique. Cette stratégie peut payer si ses effets sont correctement mesurés et ajustés. Mais mal pilotée, elle peut également pénaliser l’éditeur. Retour d’expérience sur l’auto refresh.

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