A défaut de réussir à augmenter la taille de son inventaire publicitaire grâce à une croissance naturelle de son audience, la tentation est grande pour l’éditeur de démultiplier ses impressions en rafraîchissant les annonces de manière automatique. Cette stratégie peut payer si ses effets sont correctement mesurés et ajustés. Mais mal pilotée, elle peut également pénaliser l’éditeur. Retour d’expérience sur l’auto refresh.

Depuis plusieurs semaines, nous testons des fonctionnalités de rafraîchissement automatique sur plusieurs sites. Grâce à notre solution d’A/B Testing pour les médias digitaux, notre équipe a configuré des rafraîchissements automatiques, à distance, sur un petit pourcentage de l’inventaire publicitaire. Nous en avons ensuite mesuré les effets positifs et négatifs sur le groupe de test par rapport au groupe de contrôle.

Paramétrage du rafraîchissement automatique des annonces

Sur le groupe de test, nous avons paramétré les actualisations automatiques des annonces selon plusieurs règles :

  • Nombre maximum de refreshs par emplacement publicitaire
  • Durée d’affichage de chaque annonce
  • Taux de visibilité
  • Ecran actif
  • Déclaration des rafraîchissements automatiques sur les places de marché programmatiques

Quels sont les résultats de l’auto refresh ?

Nous avons mesuré l’impact des changements de configuration sur plusieurs sites dans différents contextes (cuisine, forum, actualités, jeux), en sélectionnant les pages sur lesquelles les internautes passent beaucoup de temps.

Parfois, nous observons un impact négatif : baisse des taux de clics, des taux de visibilité et de l’eCPM par impression. Si bien que l’augmentation du volume d’impressions n’améliore pas le RPM Page (revenus publicitaires pour 1000 pages vues). Au contraire, le procédé peut faire baisser la rentabilité par page. De plus, à moyen terme, en dégradant l’expérience utilisateur, l’éditeur risque de voir son audience décliner au fil du temps.

Effectuer des refreshs automatiques nécessite une analyse des KPIs dans le détail pour trouver le bon paramétrage pour votre média. Chez Opti Digital, nous arrivons à en tirer partie de manière très efficace car nos tableaux de bord donnent accès à des statistiques granulaires d’eCPM et de RPM Page.

Recommandations pour des refresh rentables

Chez Opti Digital, nous avons mis au point une solution unique pour contrôler dans le détail le déclenchement des refreshs.

Nous configurons le rafraîchissement par dispositif (ordinateur, mobile), par template de page et par emplacement des annonces sur la page.

Nous observons les résultats de tout changement de paramètres et les optimisons de manière itérative, jusqu’à obtenir une expérience utilisateur satisfaisante et un rendement optimal pour l’éditeur (RPM Page).

En conclusion, un système de rafraîchissement global des annonces sur tout l’inventaire publicitaire n’apporte pas de valeur ajoutée et peut impacter l’expérience utilisateur négativement. Alors qu’avec une configuration granulaire et contrôlée, nous constatons une augmentation des revenus pour mille pages vues très intéressante.

Si vous souhaitez tester le refresh sur votre audience, prenez contact avec nous.

Et vous ? Avez-vous essayé les rafraîchissements automatisés ?

N’hésitez pas à partager avec nous le résultat de vos tests en commentaire.